Une étude de l’Aviation civile favorable à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

vendredi 8 novembre 2013
AP

825 millions d’euros pour l’un, 556 millions d’euros pour l’autre, soit près de 300 millions d’euros de différence entre les deux projets. Selon les conclusions d’une étude de la Direction générale de l’Aviation civile, réalisée à la demande de la commission du dialogue et rendue publique mercredi, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes coûterait moins cher que la modernisation et l’adaptation à une augmentation du trafic de l’actuel aéroport de Nantes. « Cette étude détaillée montre que la solution du maintien de l'activité n'est pas physiquement impossible, mais serait très coûteuse » et que « le développement de l'aéroport serait contraint par l'aggravation des nuisances ». La DGAC souligne qu’« à terme 80 000 personnes au sud et au centre de Nantes subiraient les nuisances de l’aéroport ».

Ainsi selon l’étude, dans l’hypothèse d’un maintien de l’aéroport actuel « avec des perspectives à 5, 7 et 9 millions de passagers », de nombreux chantiers sont à prévoir. La piste devra être refaite puis allongée, une deuxième aérogare construite, des bâtiments et équipements déplacés et l’acquisition d’une centaine d’hectares de terrains. Sans oublier les conséquences économiques et sociales lorsque l’aéroport devra fermer pour travaux pendant « trois à six mois ». La DGAC estime ces travaux à 685 millions d’euros, auxquels il faut ajouter 140 millions de travaux préparatoires et de pertes d’exploitation.

Pour le projet de Notre-Dame-des-Landes, le coût était estimé à 556 millions d’euros en 2010 par le groupe Vinci, pour un accueil de 4 millions de passagers et avant les aménagements du projet demandés en avril 2013 par la commission du dialogue. Selon les derniers chiffres communiqués par des responsables de la DGAC mercredi, le coût de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes reviendrait à 807 millions d'euros pour une capacité de 9 millions de passagers.

 

Mais si les opposants à un aéroport à Notre-Dame-des-Landes contestent toujours les chiffres du projet, ils ont exprimé tout de même une satisfaction après la publication de cette étude. « C’est une bonne nouvelle, car contrairement à ce qui était précédemment avancé par les défenseurs d’un nouvel aéroport, cette étude démontre bien que le réaménagement de Nantes Atlantique est possible ! » se félicite Pascale Chiron, présidente du groupe EELV à Nantes et Nantes Métropole.

Caroline Moisson

Pour en savoir plus :

Evaluation des coûts de réaménagement de l’aéroport de Nantes Atlantique dans le scénario d’un maintien d’activité (Services de l’État en Loire-Atlantique)

Etude DGAC : Nantes-Atlantique peut être réaménagé ! (Site des conseillers régionaux Europe Ecologie Les Verts des Pays de la Loire)

Fiche de la Direction générale de l’Aviation civile (AllGov France)

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