Aux Philippines, François Hollande lance un appel en faveur d’un accord sur le climat

vendredi 27 février 2015
AP

La démarche est symbolique, l’objectif est concret. Sous un balete, un arbre philippin symbole de la biodiversité, François Hollande et le président philippin Benigno Aquino ont lancé « l’appel de Manille » pour exhorter le monde à trouver un accord « ambitieux, équitable et universel » sur le climat lors de la Conférence internationale sur le climat qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 15 décembre.

L’appel, élaboré par les deux pays, a été proclamé par leurs ambassadrices, l’actrice Marion Cotillard et Lauren Legarda, sénatrice philippine : « A Manille aujourd’hui, nous espérons que nous écrirons ensemble l’histoire à Paris en décembre, et que nous ne nous contenterons pas de la regarder se dérouler en simples spectateurs. »

Le choix d’un déplacement aux Philippines n’est pas anodin. L’archipel est particulièrement exposé aux catastrophes naturelles comme les typhons, les tremblements de terre, les tsunamis, les éruptions volcaniques, et au réchauffement climatique. Le président français sait que ses interlocuteurs l’écouteront avec attention. François Hollande souhaite à tout prix trouver un « accord général et contraignant », « pays par pays » « pour que le monde soit plus juste entre les pays développés et les pays fragiles, entre les pays riches et les pays pauvres, entre les générations aussi. »

A son arrivée, François Hollande s’est entretenu avec des chefs d’entreprise et a salué la « résilience » et le « dynamisme » économique du pays face aux catastrophes qui l’ont frappé comme le typhon Haiyan qui a fait plus de 7000 morts en 2013 : « Les dérèglements climatiques peuvent être une souffrance, vous les connaissez. Mais vous avez su saisir le drame qui vous a frappés pour en faire une opportunité de croissance. »

Une des clés du succès de la conférence de Paris sera le fonds vert de l’ONU, lancé à Copenhague en 2010 pour venir en aide aux pays en développement face aux menaces climatiques. Fin 2014, les promesses de dons des pays atteignaient les 9,3 milliards de dollars, avec en théorie un objectif de 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2020. François Hollande a prévenu, sans ce fonds, « nous ne convaincrons pas [les 195 pays] de signer l’accord de Paris. »

 

Fanny Dassié

Pour en savoir plus :

À Manille, Hollande lance un appel solennel contre le réchauffement climatique (Le Monde)

Réunion cruciale du fonds vert de l'ONU à Berlin (Le Parisien)

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